Quatre ans. Déjà. Encore.
Je me souviens du tout début : un boulot stressant et conflictuel, des confinements à répétition, une grossesse compliquée, une hypertension qui m’avait mise à l’arrêt forcé… Et dans ce silence imposé, quelque chose s’est mis à grandir. Une envie. Un besoin. Un élan. Tu peux retrouver toute mon histoire sur ma page de présentation :
Les deux premières années, le chômage m’accompagnait comme une béquille — C’est une grande chance qui m’a permis de démarrer mon activité sans pression, en toute liberté. Ensuite, depuis deux ans maintenant, je me verse un salaire. Régulier… en théorie. Ni luxueux, ni garanti. Mais le mien.
Ce n’est pas facile à écrire (j’ai d’ailleurs zappé mon bilan habituel du mois de décembre 🤭).
Ce n’est pas toujours facile à vivre non plus, quand on est seule aux commandes, avec nos doutes et nos angoisses.
Je te le partage ici, en quelques lignes de Pauline, la vraie personne derrière fanfi.
🍀 La phrase qui hante
Une prestataire m’a dit quelque chose qui tourne encore dans ma tête : « il faut que tu choisisses si c’est un hobby ou un métier. »
Dur. Dur.
Parce que fanfi, c’est d’abord une passion. Et je refuse de lui arracher l’âme — ma générosité débordante, mon lâcher-prise multi-directionnel, cette envie de créer, partager, explorer sans me mettre dans une case… C’est l’essence même de ma reconversion. Mais à la fois… oui, je dois me cadrer : Entre ce que j’ai envie de faire et ce que je dois faire pour gagner de l’argent, la danse est parfois épuisante.
Entre septembre et décembre 2025, je n’ai pas réussi à me verser de salaire. C’était une grosse période de remise en question. Ce travail est toujours en cours : suivi des dépenses, optimisation de mes tunnels d’emails, clarification de mes offres… Parfois, on a besoin de tout poser pour repartir mieux.
✨ Les belles pages de cette année
L’association, enfin concrète ! C’était un sacré budget et beaucoup de travail, mais je suis tellement heureuse d’animer maintenant des ateliers en présentiel si diversifiés : les Bistro Zen parisiens, des ateliers enfants et familles en centres sociaux, écoles et périscolaire, des ateliers séniors en résidence, des bulles de Zen en entreprise… J’ai « enfin déconfiné » 😄 et ça me comble ! J’ai rempli beaucoup de dossiers d’appels à projets, dont certains sont validés, donc le rythme des ateliers va s’intensifier dès la rentrée. J’adore cet équilibre entre le travail en ligne et le réel, pour permettre à un public si large et varié de prendre soin de soi par la créativité. Cette concrétisation m’enchante tellement que je suis heureuse et fière de te la partager !
Ma formation d’art-thérapie avance. Je t’avoue tout : j’ai été longtemps bloquée. Les premiers modules sont très théoriques — la petite enfance, la construction de soi et le rapport à la mère. Il a fallu que mon fils grandisse pour prendre de la distance et du temps pour affronter certains démons intérieurs. Maintenant que j’ai traversé cette étape, la suite est bien plus concrète et je dépote. Cap sur 2026 pour valider mon diplôme ! 🎓
La boutique s’est diversifiée. En 2025, j’ai suivi l’académie Solyluna en micro-macramé — je me suis vraiment éclatée. J’ai aussi joué avec le plastique fou, la résine et ma cricut. Les créations de tuiles originales de formes saisonnières vous plaisent beaucoup, et ça me touche vraiment ! Je vends aussi du matériel Zentangle, pour accompagner mes programmes, même si, entre les prix d’achat élevés et les frais de douanes qui augmentent, je n’étends pas trop l’offre pour l’instant. Si tu as des envies particulières pour la boutique, dis-le moi en commentaire ou par email 💌
J’ai tenu bon — et c’est déjà beaucoup. Notamment le Flow, que je ne sentais plus vivre en abonnement : le passer en programme lui a donné un nouveau souffle, et j’adore admirer vos œuvres chaque semaine. Voir votre magie s’épanouir, c’est une de mes plus belles récompenses.
🌧️ Les pages moins roses
Parce que l’honnêteté, c’est aussi l’âme de fanfi.
Lancer l’association, c’était un rêve. Mais dans les premiers mois, portée par l’enthousiasme — et avouons-le, par la pression de « faire rentrer quelque chose » — j’ai dit oui à des projets qui ne me ressemblaient pas vraiment. Des interventions acceptées par peur, par besoin, parce que « c’est quand même une opportunité ». Tu vois le genre ?
Sauf que le corps, lui, il sait. Et l’énergie aussi.
Quand je m’engage, j’ai beaucoup de mal à faire marche arrière. Je me suis retrouvée à animer des ateliers dans des contextes qui ne me nourrissaient pas, à préparer des contenus qui sonnaient faux, à dépenser du temps et de l’élan créatif dans des directions qui n’étaient pas les miennes.
Et c’est peut-être ça, aussi, la magie d’un travail créatif : ce qui ne nourrit pas notre âme, ça se sent — et ça ne fonctionne pas non plus financièrement. Ce projet en est la preuve : malgré toute l’énergie investie, ça n’a jamais décollé.
Mais ce serait mentir que de dire que ça n’a rien apporté : j’y ai gagné une vraie expérience d’animation, une compréhension plus claire de ce que je veux porter avec l’association, et surtout, une meilleure capacité à reconnaître ce qui me nourrit… de ce qui me coûte.
Cette année m’a appris quelque chose d’essentiel : dire non, c’est aussi protéger l’âme du projet. Chaque oui donné par peur ou par défaut, c’est un oui volé à quelque chose qui me correspond vraiment. Car finalement, quand on n’est pas alignée, ça coûte bien plus que ça ne rapporte.
Il y a aussi eu quelques angoisses avec les galères administratives, les paniques de législation sur la TVA et la facturation électronique. Des difficultés financières fin 2025, entre septembre et décembre sans me verser de salaire, avec en fond cette question qui gratte : est-ce que ça vaut vraiment le coup de continuer ? Je l’ai fait, j’ai rebondi et j’en ressors grandie.
D’autres projets quand même, ont été mis en pause, comme Crée Action Web : cette idée de partager mon parcours avec celles qui veulent se lancer à leur tour. Je l’ai posé là, doucement, le temps d’être plus stable. Ce n’est pas un abandon — c’est juste un « pas encore ». Question d’honnêteté intellectuelle : se lancer dans l’aventure créative ce n’est pas facile et je n’ai pas de baguette magique pour te promettre que tu pourras en vivre en 6 mois… Ni même en 4 ans apparemment 😉
On n’est pas des machines et les « Oups » font parti de l’aventure.
Cette année me l’a rappelé avec beaucoup d’insistance.
🌈 Les espoirs pour cette 5ème année
Ce que j’imagine, ce que je construis, ce que je souhaite :
D’abord — et je te le dis avec beaucoup de sincérité — j’aimerais atteindre une vraie sécurité financière. Pas la richesse, pas l’opulence. Juste savoir, en début de mois, que je vais pouvoir me payer. Que les trois piliers de fanfi — les programmes en ligne, la boutique et l’association — tournent ensemble, se nourrissent l’un l’autre, sans que je doive sans cesse courir après l’équilibre. C’est mon intention numéro un cette année : construire quelque chose de solide, de stable, de prédictible. Tranquillement. Un trait après l’autre.
Ensuite, je veux rendre l’univers de fanfi plus lisible pour toi. Parce qu’il est riche — peut-être même un peu foisonnant 😄 — et je travaille en ce moment avec Charlotte de embarqueavecmoi pour cartographier tout ça en un vrai parcours cohérent. L’idée : que tu puisses arriver sur fanfi, sentir où tu en es, et trouver facilement ce qui te correspond — selon tes envies du moment, ton budget, ce que tu cherches à explorer. De nouveaux programmes en ligne sont dans les tuyaux, pensés pour être accessibles à différents niveaux d’investissement, et pour couvrir des espaces créatifs que je n’ai pas encore eu le temps d’ouvrir. J’ai hâte de te les montrer.
Je veux aussi continuer les ateliers en lives avec Les Fées Zen de la Créativité. Ce format direct sur Zoom, initié dans Opus des Merveilles, m’a rappelé quelque chose d’essentiel : il y a une magie dans le fait de créer ensemble, en temps réel, de se voir, de rire, de partager une œuvre qui naît sous nos yeux. Ces rendez-vous me nourrissent autant qu’ils vous apportent — alors j’en remets, dès que je peux, aussi souvent que possible.
J’ai envie, ou plutôt, j’ai besoin de continuer à explorer. Résine ou Jesmonite (non toxique), argile, fleurs séchées, gravure laser, tissage, frivolité, peinture sur différents supports… et bien d’autres choses encore. Les idées ne manquent jamais, alors le blog et ma boutique en ligne sont aussi là aussi pour ça. Je crée par plaisir, avec l’envie de transmettre, mais surtout parce que c’est une nécessité pour moi. Alors, si tu cherches à te faire plaisir (ou à faire plaisir), n’hésite pas à venir fouiner par ici. Il y en a pour tous les budgets !
Finalement, par-dessus tout… je veux continuer à tisser ce cocon coloré. Cet espace doux, créatif, bienveillant que fanfi est devenu au fil des années. Il grandit, il s’enrichit, il accueille de nouvelles fées. Et chacune d’entre vous — toi qui lis ces lignes — en fait partie.

Merci d’être là, de me lire, de créer avec moi. Merci de faire partie de ce cocon.
Tu veux réagir à ce bilan ? Laisse un commentaire, j’adore lire vos mots 💛
4 réponses
Coucou Pauline,
Je pourrais te dire tout ça sur Messenger mais c’est à cet article de ton blog et à ce que tu y mets de toi que j’ai envie de réagir.
Je te connais un peu maintenant et je retrouve dans cet article tout ce que je connais de toi ( je ne connais pas tout hein c’est clair 😉) ta sincérité, ton honnêteté, ta fragilité et tes forces. Tu m’as touchée par tes mots et leur intensité
Moi je n’ai qu’un mot c’est merci, avec fanfi je me suis découverte dans ma créativité, j’ai avancé dans le lâcher-prise, il reste du boulot 😁, mais surtout et le plus important j’ai rencontré Pauline une personne généreuse et extraordinaire que j’apprécie beaucoup et que j’espère encore découvrir très longtemps.
Reste toi même, cela te va très bien
😘😘😘
Ton commentaire m’a donné les larmes aux yeux <3 Merci pour ton grand soutien !
À la lecture de ton Blog j’ai eu moi aussi les larmes aux yeux car tu as su mettre en mots toutes les difficultés de ton parcours avec les hauts et les bas que connaissent de nombreux entrepreneurs dans des domaines diverses et variées et qui tentent de vivre (financièrement) de leur passion.
Tu connais le parcours de mon fils passionné de guitare autodidacte ( prof en présentiel, en virtuel et créateur de contenus sur le Web avec entre autres des covers … ).
Vous êtes des personnes courageuses, empathiques, qui donnez beaucoup et parfois recevez peu …
Je te suis depuis septembre 2023 après avoir vécu un drame familial et tu m’as tellement apporté dès les premiers traits, tes premiers commentaires encourageants … puis des échanges postaux en décembre 2023 et janvier 2024 m’ont permis de faire de formidables rencontres, d’abord virtuelles puis « pour de vrai » grâce aux rencontres lors des bistrots zen !!!
Les journées n’ont pas assez de 24h pour tous tes projets mais pense aussi à ta santé, … Profite de vacances reposantes avec Enis et ta famille.
Gros bisous avec toute mon admiration et mon soutien
Vievie
Merci de tout coeur <3
Vous êtes mon moteur quand je doute.
A très vite, en couleurs !